Alors que je devrais m'affairer à créer une situation d'apprentissage d'un mois au sujet des dinosaures (sujet de cul que je déteste, mais que les ti-nenfant m'ont supplié de mettre à l'ordre du jour parce que la dernière fois qu'ils en ont parlé c'était dans l'ancien temps, en maternelle), j'ai décidé de venir vous parler d'un autre sujet qui, présentement, m'enrage au plus au point sans aucune raison apparente.
Voilà maintenant plus de deux semaines que je m'entraîne tous les jours. Tous les jours, je sue comme une truie au gym de ma petite ville. Moi, je suis le genre de fille en constante compétition avec la machine: par exemple, pendant que je cours sur le tapis, je suis convaincue de son insolence. Je m'explique: admettons que je cours depuis 5 minutes avec une pente de 6% et que j'en suis rendue à un point où des bruits de grosses torches sortent involontairement de ma bouche. Dans ma tête, j'espère juste le moment où la pente va redescendre. Je suis à bout, mais je continue, parce que je ne veux pas que la machine gagne. Et je me dis, "asti, le tapis va être fière de moi parce qu'il me laisse à 6% pendant 5 minutes et je ne baisse pas la côte!". Alors, je sue, je ne contrôle pas trop mes mouvements tellement je suis en transe et quand j'essaie de boire un peu, ça me coule partout dans le visage et je m'étouffe. Grosse laide! Le pire, c'est que, bien souvent, la pente ne fait que monter et monter. De 6%, elle passe à 7%, ce qui me fait réaliser que la machine me trouve vraiment grosse. Alors, en pleurant, je continue de courir.
Mais bon. Ce n’est pas ça qui m'énerve. C'est le gros porc à côté de moi. Celui qui pèse 350 livres et qui marche sur le tapis. Je n'ai rien contre le fait qu'il marche: cet homme doit être incapable de sauter. Il est comme un éléphant. Toutefois, est-ce normal que moi, après 20 minutes, je ressemble à un monstre enduit de PAM tandis que lui, il y passe 30 minutes sans même avoir une petite goutte de sueur dans son dos plein de plis de gros?! Non!! Elle est où ton orgueil vis-à-vis la machine? Tu lui pioches ça à coup de 400 livres et tu t'imagines qu'elle ne se rend pas compte de l'absence de sueur d'obèse sur elle! Sue! Quand tu es sur le tapis, t'es pas supposé pouvoir suivre intégralement ce qui se passe sur les cinq écrans géants en plus de saluer le monde qui entre dans le gym: t'es supposé avoir chaud. Les couettes sont censées te friser dans la nuque, un goût de vieille morve mousseuse est supposé te monter dans la bouche et, par-dessus tout, c'est normalement toi qui devrais enterrer les bruits de ma gorge qui se désencrasse.
C'est tout.

2 commentaires:
Tout à fait d'accord. Ce que tu nommes «l'orgueuil vis-à-vis la machine» j'appelle ça être capable de pousser ses propres limites toujours plus loin. Il perd pas un grame ton gros porc. Y a pas un entraîneur, dans ton gym, qui pourrait lui dire que CE N'EST PAS EFFICACE? Et qu'à ce rythme il aurait certainement pu aller se promener dans un centre d'achats pour le même effet??!!
PFF!! excuse-moi... ça m'enrage ce monde là! :|
Amen!
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