jeudi 26 juillet 2007

L'arnaqueur de Sorel

Hier, il faisait chaud. Beaucoup trop chaud.

Pendant la même ballade en camion que l'épopée de la grosse truie, mon compagnon de travail et moi apercevons un stand de limonade. Un petit garçon, d'environ 7 ans, est assis sur une magnifique chaise de patio en résine blanche et attend patiemment, sous son parasol, que quelqu'un vienne lui acheter de sa limonade.

Complètement sous le charme de ce mignon personnage, monsieur-le-compagnon-de-travail décide d'arrêter le camion et de l'encourager. Je fais de même. Non...mais franchement...ce petit garçon était vraiment trop cuuuuuuuute!

On commande alors deux limonades (quoi d'autre?!). "Rose ou jaune?!", nous demande le petit-garçon-cute. Ahahaha..de la limonade jaune. Me semble que ça se dit pas....bref. "Rose, on va prendre de la rose tous les deux", répond mon collègue.

C'est alors que le papa du petit garçon s'approche, pour vérifier si son fiston ne va pas nous empoisonner. Et il nous regarde. Il devait faire 35 degrés à l'ombre et nous ne sommes même pas en sueur. "Grosse journée à la ville?!", ose alors demander le subtil monsieur. "Oui...ba une chance qu'on trouve des stand à limonade", de rétorquer le collègue.

La discussion ne fut que de courte durée et le mignon garçon nous donna notre limonade..ou que dis-je, notre scuplture des tropiques au citron. My god! On a pu les limonades qu'on avait! Dans un verre rouge, j'avais une tige à brochette avec des citrons, des cerises et des oranges. Puis, sous une couche de glace, on y trouvait une substance rose (probablement la partie limonade de l'affaire) et une paille, décorée d'un superbe ananas en papier de soie.

"2$ chaque", répond l'enfant cute. Sans remarque, comme hypnotisé par son charme, nous payons et nous embarquons dans notre camion, notre verre digne des plus kétaines beach partys à la main.

Quelques mètres plus loin, un parc vraiment sale nous apparaît. Sans y penser, nous débarquons du camion, prenons notre "pic à déchet" et commençons la pêche aux ordures. Un bâton dans une main et le cocktail des tropiques dans l'autre, la crédibilité est nulle. Va faire accroire aux gens qui sont dans le parc que "c'est vraiment une journée difficile à la ville" quand t'as une paille avec ananas dans ton verre à bière rouge.

Une fois la limonade terminée, le sors de l'enfant mignon s'est volatilisé. "Te rends-tu compte que cet enfant-là n'a qu'à vendre 5 limonades à l'heure pour dépasser notre salaire?", dis-je à mon compagnon de travail.

On continue à piquer, en silence, quelques instants, sans rien dire.

"Me semblait aussi qu'il avait un regard d'arnaqueur le petit maudit tantôt quand il m'a demandé mon cash. Non mais franchement, 2$ pour un verre de limonade!", répondit finalement le collègue.

La chasse aux ordures continua en silence un moment. Comme si nous étions trop frustrés des affaires fructueuses de l'enfant-homme d’affaires.

"Tsé, on pourrait s'ouvrir un stand juste à côté du sien et vendre notre limonade 10 cents de moins que la sienne", répondis-je sur un ton de défi.

"Bonne idée. On va le mettre dans le rue, le petit maudit", répondis le gars qui s'était fait avoir, tout comme moi.

Comme deux polices sur un call, nous avons sautés dans le camion et sommes repassé devant le petit garçon pour lui faire peur avec nos yeux de tueur. Mais, en arrivant devant, comme deux poules pas de tête, le sort de la petite bête reprit de plus belle:

Comme il est cuuuuuute avec ses citrons!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

hahhaah!!! Bande de sans coeur!!! vouloir mettre en faillite un jeune de 7 ans qui essaie de s'amasser un peu de blé!! pffff....

Anonyme a dit…

aye aye aye!! solide la nouvelle photo que tu viens de mettre sur ton blog!! :P