jeudi 19 juillet 2007

Préposée lesbienne

C'est fou comme chaque journée à mon travail passe lentement. C'est fou aussi combien j'ai l'impression que c'est "déjà" jeudi. Pourquoi? Hein? Pourquoi?

Je ne le sais pas du tout...mais chose certaine, c'est pas normal.

Comme je suis encore une tite-étudiante-pas-d'argent, je dois travailler l'été. Un job d'été.

Pleine de bonnes idées, comme toujours, c'est au mois d'avril que j'ai postulé pour ce qu'allais devenir mon quotidien débile pour l'été.

"Préposée à l'entretien des parcs et des terrains sportifs"

Ce que je voyais de merveilleux en ce travail: Toujours dehors, bronzage gratuit, travaille physique, pas de public dans ma face à qui je dois sourire.

Ce que je pense maintenant de ce travail:

Oui, je suis toujours dehors. Toujours, ça signifie même les journées comme aujourd'hui où on se les gèle et où je me sens trempée jusque dans les os. Je suis bronzée...avec des gros souliers, des shorts longs et un t-shirt de truie vert kiwi. Je travaille physiquement...tellement que j'ai maintenant des gros bras et des trapèzes de gars. Tassez-vous! Je lance une poche de poussière de briques! Et non...je n'ai pas de public...ça c'est merveilleux.

Mais! Plusieurs trucs auxquels je n'avais pas pensé commencent à me faire rêver au mois de septembre.

1) Le vocabulaire des gars, ça s'attrape (je suis la seule fille, avec 7 gars). Maintenant je sacre, j'invente des mots et j'appelle toutes les parties du 4 roues par des termes anglophones que je prononce très vite par manque d'assurance.

2) Maintenant, quand je voix un "beau char", je n'hésite plus à me retourné en disant : "Check men!"

3) Ce n'est pas rare que je parle "des gars" en m'incluant.

4) L'idée d'un avenir sans compresseur et machine à pression est maintenant pour moi impossible à imaginer.

Alors imaginez cette description qui, notons-le bien, n'est pas celui d'une lesbienne et ajoutez à cela un habillement digne de Michelle Richard sur son île pleine d'animaux, puis sacrer le tout dans un pick-up sale.... et vous avez moi les jours de semaines.

Mais le bout du bout est arrivé ce soir: Kim, ce soir on se fait une p'tite game de football avec mes chums, ça te tente de venir jouer avec nous?

QUOI?!??!?!?!?

Je vais devoir parler aux gars de la job et leur expliquer que je suis une fille, pas un gars. En dehors du travaille, je ne sors jamais sans que mes sous-vêtements fit ensembles, j'ai un porte-clé de Winnie l'Ourson et j'ai une crème pour le corps différente chaque jour de la semaine. Ma trousse de maquillage est plus grosse qu'une poche de hockey. Des fois, j'ai des rages de magasinages aussi... Le football, je ne connais pas ça.

J'ai réalisé, cette semaine, que les gars de la job ne me reconnaîtraient probablement pas si je devais les côtoyer dans la vie de tous les jours...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

hahahahahha!!!! Excellent post!! J'ai adoré! :) En autant que tu commence pas à te gratter le paquet et cracher par terre quand une fille passe à côté de toi....tu es encore correct! :)

Kim a dit…

Un jour faudra que quelqu'un m'explique pourquoi les gars crachent. Ça sert à quoi?

Anonyme a dit…

heu....je n'ai pas réponse à ta question....faudrait ben demander aux américains de faire une études la dessus.

Marie-Régime a dit…

Ça sert à débloquer les sinus.

On va dire.

hahaha :P