mardi 24 juillet 2007

Camping sauvage

C'est ma semaine de soir à ma job. Hier j'avais échangé mon quart de travail de soir contre un de jour, afin de pouvoir aller à la fête de Marie.

C'était bien, ce party. Toutefois, même si je ne me suis pas pété la face comme la dernière fois, il n'en demeure pas moins que ce matin, maudit que je m'endors.

Voyez-vous, hier, avant de partir, je commence à préparer mes trucs pour le grand départ. Je cherche ma tente. Je nel'a trouve pas. Donc, comme une petite fille de 7 ans, je hurle à ma mère (pour ceux qui ne le sauraient pas, je survis présentement à un retour chez papa et maman après 3 ans d'absence de la résidence familiale) un doux :

"MAMAN!!!!! Merde, tu l'as mis où, ma tente???"

Cette impolitesse peu paraître exagérée, me direz-vous. À 23 ans, ça devrait être de mon problème à moi de ne pas trouver ma tente. Mais, chers lecteurs, sachez que mes 3 années de vie à l'extérieur d château de maman, m'ont fait remarqué que je n'avais aucun problème de classement, ni de rangement. C'est ma mère qui n'a simplement pas le même système d'organisation que le mien. C'est plus fort qu'elle, je pense. Elle se sent dans l'obligation de cacher mes choses. Bref...la foutue tente était enfouie dans le plafond du fond du sous-sol. J'ai dû escalader les décorations de Noël et faire tomber (oups) un sac de lumières afin de pouvoir atteindre ladite tente.

Mais la fouille du sous-sol n'était pas terminée. Je devais choisir sur quoi j'allais dormir. D'un côté, le tapis de sol bleu. Complètement inconfortable, et moins long que mon corps, j'avais mal au dos à le regarder et je me questionnais sur la réelle utilité de l'objet. Par contre, on le déroule et l'affaire est ketchup.

De l'autre côté, le gros matelas gonflable deux places. Lui, il est confo...mais maudit que c'est long et plate à gonfler. En plus, t'as automatiquement l'air de giguer sur place et tu t'imagines l'air épais, disant "Scusez, je gonfle mon matelas" avec une voix nasillarde et venteuse. Ce n’est pas winner.

Mon envie de passer une bonne nuit trancha quand même pour le look "épaisse et addict au confo camping". C'est donc avec ma tente dans une main et le gros matelas sous l'autre que je suis partie vers le village de Marie (ah! et j'oubliais...avec aussi une pompe jaune moutarde, l'accessoire indispensable au matelas gonflable).

Une fois arrivée sur place, je ne pense qu'à une chose: monter mon environnement de camping au plus vite, question que ça ne m'énerve plus et que je ne suis pas obligé, à 3 heures du matin, un verre dans nez, de gonfler mon foutu matelas. Pour la tente, je n'ai eu aucun problème. Mais le moment du matelas arrivait, et je le sentais. J'ai alors mis mes trucs dans mon palace et je suis allé me chercher un drink de sucre (et peut-être d'alcool aussi) pour me donner des forces et m'enlever de la fierté. Sur mon chemin, je n'ai pu m'empêcher de parler de mon secret à 2-3 personnes. En le disant, j'ai regretté, mais il était trop tard. Les matelas gonflables sont détestés des gens, mais semblent étrangement attirés les curieux qui y vont de leurs mille et une suggestions pour le gonfler plus vite. Bientôt, tous les gens présents me conseillaient fortement d'aller chercher un aspirateur, de le brancher dans la grange, puis d'y amener mon matelas pour le gonfler. C'était pas bête, mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas aller chercher une bébelle encore plus grosse que le matelas et qui fait du bruit pour regarder mon matelas se gonfler tout seul, pendant que moi, un verre à la main, je regarde cette merveille du confo-camping se produire sous mes yeux. En plus, une fois gonflez, j'aurais du demander de l'aide à quelqu'un pour le ramener dans ma tente et me rendre compte qu'il ne passe pas dans la porte. Heureusement que j'avais pensé à tout ça.

J'ai opté pour la pompe jaune moutarde. J'ai gonflé tout mon matelas en pompant avec mon bras droit et en tenant mon pina colada de l'autre. Pomper un matelas dans une tente, c'est pomper dans un sauna, tenez-vous le bien pour, dis. Vu de l'extérieur, j'avais probablement l'air d'une soûlonne-sauvage, trop pressée de gonfler son matelas pour parler au monde et qui sut parce que pus habituée de pomper. Éliane, qui passait par là, m'a donc probablement pris par pitié et est venue me tenir compagnie. Plus je pompais, plus on parlait, et plus Éliane disparaissait de ma vue...complètement dévorée par mon mastodonte gonflable. Après plusieurs minutes et une envie irrésistible de boire un pina colada dans un milieu plus oxygéné, je suis enfin sortie...et donc apparue dans le party. Ma tente et mon matelas était de l'histoire ancienne.

Une fois le party tirant à sa fin, je me dirige donc vers ma nouvelle maison...qui fait maintenant partie d'un mini village de tentes. Je rentre dans la mienne, bien contente de savoir que je vais pouvoir dormir sur mon gros-matelas-de-fille-chouchoune. Je mets donc mon pyjama de flanelle, mes bas et mon foulard, puis, comme une saucisse à pogo voulant entrer dans sa coquille de pâte, je me scellai dans mon sac de couchage et appuyai ma tête sur mon oreiller de plume bien dodu. Je suis frileuse quand je n'ai pas quelqu'un sur qui me réchauffer! Mais là, sous toutes ces couches, j'étais bien.

Malheureusement, le bonheur fut de courte duré. 15 minutes plus tard, j'étais sur le gazon. Mon matelas avait un trou. J'étais en tabarnak. J'étais triste. Toute la nuit, je sentais des partie de mon corps s'engourdir ne sentant même plus la bave qui me coulait dans la face. Je rêvais à mon gigantesque lit plein de plumes dans lequel j'aurais pu me coller contre un homme tout chaud avec des grosses mains mon toutou en forme de vache mauve et rose. La prochaine fois, je dors dans la piscine en faisant l'étoile.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

mouhahahahhahahah ostie que je la voyais venir!!!! hahahhahaha ça devait pas être drôle pour toi mais maudit que c'est drôle à lire!! :P

Marie-Régime a dit…

pauvre kimette!!
moi j'ai dormi dans un lit, mais tellement dur que j'ai mal partout à matin. Je déteste mon lit chez ma mère. J'aurais dû moi aussi dormir dans la piscine.

Kim a dit…

@ Marco: Ben si t'es si fin et que tu la voyais venir, ben pourquoi tu ne m'as pas appelé pour me le dire, plutôt que de m'obliger à vivre cet enfer?! PFFFFFF.

@ Marie: On aurait aussi pu chanter toute la nuit du Céline Dion dans le micro de Antoine et amasser des fonds pour Saint-Roch en fête.