lundi 11 juin 2007

C'était en 1989

J'en suis à mon 8e jour de travail. Ça se passe plutôt bien. Le fait que j'alterne entre mon travail à la ville et la suppléance m'aide à ne pas trop me rendre compte qu'une routine s'installe.

Ce matin, 5h55, fidèle à mon habitude, je me suis réveillée avant mon cadran. Je l'ai éteint...comme si le fait de l'entendre, ne serais-ce que quelques secondes, allait me faire vomir. La radio du matin, c'est mon réveil...et depuis des années, ça me donne des hauts le coeur. Je ne supporte pas les trucs qui partent tout seul, sans avertir.

Habituellement j'éteins mon cadran. Je m'étire dans mon lit en faisant l'étoile et je demeure dans cette position jusqu'à ce que je ne sois plus capable de supporter ma conscience qui n'arrête pas de me dire de me lever. Une affaire de 5 minutes...normalement.

Mais ce matin, je ne me souviens que vaguement d'avoir éteint madame la radio qui s'allume toute seule. Quand je me suis vraiment réveillé, il était 7h10. Merde. Je n'étais pas en retard: j'avais encore 20 minutes pour me préparer...Mais en 20 minutes, je devais couper sur le café, le repassage, le lunch, mes cheveux. Merde. Je suis donc assis, (je vous écris présentement sur l'heure du dîner), vêtue d'une jupe fripée, mes cheveux ne tiennent que par un amoncellement de pinces (l'installation est précaire), je ne suis pas maquillée et je viens de manger un bout de baguette de pain avec du fromage un peu trop froid (parce que foutu dans ma boîte lunch trop vite à côté du ice pack. Je hais ces débuts de journée. Ce soir, je me coucherai tôt (ben oui Kim...).

Mais ce matin, après la catastrophe du cadran, je suis arrivé à l'école SJB, celle là même où j'ai fais mon primaire. Je suis rentrée dans l'école, j'ai dis bonjour au concierge Paul-Émile et j'ai marché vers MA classe de maternelle. Ce matin, je remplace Danielle...MA prof de maternelle. Même si je suis maintenant habituée à faire de la suppléance, aujourd'hui, ma journée est différente. Certains jeux sont encore intacts...ce sont les mêmes que dans mon temps, je les reconnais! Le temps passe, c'est fou! J'ai raconté ça aux enfants tantôt. Je leur ai dit comment les meubles étaient placés avant, comment j'étais déjà tombé en bas du bord de la fenêtre! J'avais aussi apporté une photo de ma classe avec Danielle. Pour eux, ça semblait vraiment être une photo de l'ancien temps! Mais s'ils savaient comment c'est pas très loin derrière...

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